Avec ses photos et ses conseils, Fred nous montre comment construire un motif au marqueur peinture, des grandes...
Peindre son masque d’AMHE au pochoir : le tutoriel pas à pas
Au milieu des masques noirs posés au bord de la salle, le vôtre peut raconter autre chose qu’une taille et une marque. Un blason, une forme qui vous plaît, un clin d’œil que les autres reconnaîtront : il suffit parfois de peu pour donner une personnalité à son équipement.
Le pochoir est un bon point de départ pour un dessin aux contours nets. Michel Vollaro nous partage ici sa méthode et les photos de sa réalisation : une grille claire sur laquelle se détache un motif noir. Nous allons suivre le chemin du croquis jusqu’au retrait du ruban.
Vous imaginez plutôt plusieurs couleurs, des ombres et de petits détails ? Notre tutoriel pour peindre son masque aux marqueurs Posca présente une autre façon de procéder.
Le principe du pochoir
La peinture atteint les zones découvertes ; le ruban protège celles qui doivent garder leur couleur. Dans cet exemple, les parties noires du motif restent masquées pendant que Michel peint le fond en blanc. Prenez le temps de vérifier ce « négatif » avant de sortir la bombe.
Ce qu’il faut vérifier avant de commencer
Le projet porte sur l’extérieur de la grille d’un masque intact. Vérifiez auprès de son fabricant que cette personnalisation et la peinture envisagée conviennent au modèle. Un revêtement abîmé, une grille déformée ou un défaut de fixation se traitent avant toute décoration : la peinture ne doit pas dissimuler un dommage.
La bavette, les garnitures, les sangles et les marquages doivent rester protégés. L’intérieur de la grille ne doit pas recevoir de peinture et ses ouvertures doivent rester dégagées. Si vous participez à un tournoi, consultez également les exigences de l’organisateur avant de choisir votre motif.
Le matériel à réunir
Le matériel réuni par Michel avant de préparer son motif.
Préparer son coin de travail
Quelques outils, et surtout du temps devant soi
- Votre masque et sa notice.
- Deux feuilles de papier, un crayon et éventuellement un feutre pour les contours.
- Du ruban de masquage de peintre, assez large et compatible avec le revêtement.
- Des ciseaux, un cutter et un support de découpe.
- Une peinture en aérosol compatible avec la grille et son revêtement.
- Du papier et des protections pour le masque et le plan de travail.
Les indications « métal » ou « toutes surfaces » ne suffisent pas à valider une peinture pour chaque masque. Suivez les consignes du produit pour la préparation, la pulvérisation, les protections à porter et le séchage.
Installez-vous dans un lieu adapté à la pulvérisation, bien ventilé, loin des flammes et des sources de chaleur. Prévoyez aussi un endroit où le masque pourra sécher tranquillement. L’atelier improvisé cinq minutes avant de partir au club risque d’être un peu ambitieux.
Du dessin au masque peint, en huit étapes
Un dessin sur papier permet de réfléchir aux proportions avant de toucher au masque.
Étape 1
Dessinez un motif qui restera lisible
Commencez sur papier. Dessinez la forme générale de la face du masque, puis placez votre motif à l’intérieur. Privilégiez de grandes formes et des contrastes francs : les petits détails se perdent vite dans le quadrillage métallique.
Présentez la feuille devant le masque pour juger de l’échelle. Sa grille est bombée : un dessin agréable à plat peut paraître étiré sur les côtés. Gardez les éléments importants vers l’avant et tenez compte de la partie que votre couvre-masque cachera.
Pour ce premier projet, une seule couleur ajoutée au fond d’origine simplifie le travail. Des pochoirs multicolores sont possibles, mais demandent plusieurs masquages et davantage de repères.
La surface à décorer est couverte de ruban avant de reporter le dessin.
Étape 2
Posez le ruban de masquage
Préparez la surface selon la notice du masque et les consignes de la peinture. Elle doit être propre et sèche. N’ajoutez pas de ponçage ni de décapage à cette méthode.
Michel pose deux couches croisées de ruban, l’une verticale et l’autre horizontale. Faites légèrement chevaucher les bandes pour former une surface continue qui épouse la courbe du masque.
Lissez les plis avec les doigts, sans enfoncer la grille. Une bande qui se soulève le long d’un contour laissera la peinture passer dessous : mieux vaut la reprendre maintenant.
Le quadrillage aide à placer les formes de part et d’autre du centre.
Étape 3
Ajoutez des repères sur la courbe
Tracez un axe central, puis quelques lignes horizontales et verticales sur le ruban. Ce quadrillage sert à retrouver la place des éléments de votre croquis.
Regardez régulièrement le masque de face, à un peu de distance. La perspective trompe facilement lorsqu’on travaille le nez dessus. Vérifiez les proportions avant les détails : un motif bien placé restera lisible même si son trait n’est pas parfaitement régulier.
Les contours sont reportés sur le ruban avant la découpe.
Étape 4
Reportez les contours du motif
Reprenez votre dessin au crayon en vous aidant des repères. Corrigez les volumes qui changent trop avec la courbure, puis repassez les contours retenus au feutre si cela vous aide à les distinguer.
Décidez maintenant de ce qui sera peint et de ce qui restera noir. Vous pouvez marquer les zones à enlever sur votre croquis. C’est un détail tout simple qui évite de découvrir, bombe en main, que l’on a préparé exactement l’inverse de ce que l’on voulait.
Le ruban conservé correspond aux zones qui garderont la couleur noire d’origine.
Étape 5
Découpez et retirez les bonnes parties
Découpez soigneusement les contours, puis retirez le ruban des zones destinées à recevoir la peinture. Les parties qui doivent rester noires demeurent couvertes.
La lame doit couper le ruban seul, sans entamer le revêtement ni toucher les textiles. Si vous ne pouvez pas contrôler cette découpe sur le masque, préparez les éléments sur un support de coupe séparé, puis repositionnez-les avec vos repères.
Examinez les bords du pochoir et les petites zones isolées. Le ruban doit bien adhérer, mais aucun morceau ne doit être poussé à travers les mailles. Comparez une dernière fois avec le dessin papier.
Michel place du papier à l’intérieur pour intercepter la peinture qui traverse la grille.
Étape 6
Protégez tout ce qui ne doit pas être peint
Retirez uniquement les garnitures que la notice prévoit de démonter pour l’entretien. Protégez les autres éléments, la bavette, les bordures et les attaches. Le démontage des parties structurelles ne fait pas partie du tutoriel.
Placez du papier derrière la grille, comme sur la photo, pour intercepter les projections qui la traversent. Vérifiez qu’il couvre bien toute la zone concernée. Il doit rester derrière le treillis, sans être tassé dans ses ouvertures.
Faites le tour du masque avant de peindre : les côtés et les raccords sont faciles à oublier quand toute l’attention se concentre sur le motif.
La couleur claire a été appliquée ; le ruban protège encore les parties du motif.
Étape 7
Appliquez la peinture avec retenue
Préparez l’aérosol et faites un essai sur un support séparé, selon sa notice. Respectez la distance de pulvérisation et les intervalles entre passages indiqués par le fabricant.
Travaillez par passages légers, en déplaçant la bombe pour éviter d’accumuler la peinture au même endroit. Il ne s’agit pas de remplir le grillage. Si un second passage est nécessaire, attendez le délai prévu plutôt que d’insister sur une couche encore fraîche.
Surveillez l’apparition de coulures ou de films entre les fils. La grille doit rester ouverte : l’opacité du motif ne se gagne pas en bouchant les mailles.
Le résultat de Michel après retrait du ruban : les zones protégées sont restées noires.
Étape 8
Retirez le pochoir et laissez sécher
Retirez le ruban au moment recommandé pour l’association peinture et adhésif utilisée. Le quart d’heure évoqué dans le tutoriel d’origine correspond au travail de Michel ; ce n’est pas un temps de séchage valable pour toutes les peintures.
Décollez les éléments lentement, sans tirer brutalement sur les bordures. Retirez aussi les protections lorsque cela peut se faire sans toucher la peinture fraîche.
Laissez ensuite le masque atteindre le séchage complet indiqué par le produit avant de le remonter, de l’essayer ou de le ranger. Un dessin sec au toucher n’est pas forcément prêt à retrouver le sac d’entraînement.
Avant de retrouver la salle
Examinez la grille à la lumière, depuis l’extérieur puis depuis l’intérieur : les ouvertures doivent être dégagées, sans coulure ni projection gênant la vision. Vérifiez aussi que les marquages restent lisibles et que les textiles n’ont pas reçu de peinture.
Remontez les garnitures conformément à la notice, puis contrôlez le maintien du masque avec votre équipement habituel. Si vous constatez une anomalie, demandez conseil avant de reprendre la pratique. Le contrôle visuel après peinture ne remplace pas les vérifications habituelles du masque.
À l’usage, les frottements peuvent marquer le dessin. Pour l’entretien, gardez les consignes du masque comme référence et évitez les solvants improvisés. Une retouche éventuelle doit rester compatible avec le revêtement, sans empiler les couches au fil des séances.
Pour une première réalisation, choisissez un motif que vous aurez plaisir à regarder même de loin. Sur une grille, quelques formes bien placées font souvent plus d’effet qu’une multitude de détails.
Envie d’essayer une autre façon de peindre ?
Le pochoir vous a donné le goût de la personnalisation ? Les marqueurs permettent de travailler autrement, couleur après couleur. Fred nous montre comment faire apparaître un visage de félin, des premiers aplats jusqu’aux moustaches.
Méthode, réalisation et photos du pas-à-pas : Michel Vollaro, avec nos remerciements. Rédaction : Faits d’Armes. Photos légèrement corrigées pour la lecture ; couverture illustrative créée avec Higgsfield à partir du masque de Michel.