Débuter les AMHE : de quel équipement ai-je besoin ?
Rassurez-vous : vous n’avez pas besoin de composer votre équipement définitif avant votre deuxième cours. Chez Faits d’Armes, nous vendons du matériel, mais nous pratiquons aussi. Notre conseil à un nouveau du club serait de commencer par quelques achats bien choisis, puis de prendre le temps de découvrir ce qui lui convient.
Notre conseil pour démarrer
Donnez la priorité à votre masque et à vos gants. Pour le simulateur, profitez du prêt du club quand il est disponible. Vous pourrez ensuite compléter votre équipement à partir de vos essais et des séances prévues. Cet ordre d’achat suppose que vous disposez, à vous ou en prêt, de toutes les protections nécessaires à chaque exercice.
Quel équipement acheter en priorité ?
Le masque et les gants sont généralement les deux premiers achats que nous conseillons. Vous les utiliserez régulièrement, vous apprendrez à les régler et vous aurez plaisir à retrouver du matériel à votre taille.
Il y a aussi une raison très simple : ce sont des équipements qui prennent vite la transpiration. Le prêt rend de grands services pour découvrir la pratique, mais avoir les siens devient vite appréciable. Dans un club, on partage volontiers les conseils. Pour la transpiration, chacun finit par préférer la sienne.
Avant de commander, demandez quand même les références utilisées dans votre groupe. Votre enseignant connaît les exercices prévus et les contraintes du matériel avec lequel vous allez travailler.
Un masque personnel, à la bonne taille, fait partie de nos premiers conseils d’achat. Exemple : masque AMHE 350N. Voir le masque 350N
Votre premier masque
350 N ou 1600 N : faut-il prendre le plus cher ?
Pour débuter, un masque 350 N adapté et bien ajusté peut tout à fait convenir lorsque votre club l’accepte pour les séances prévues. C’est une option que nous proposons pour un premier équipement ; nous n’orientons pas systématiquement chaque nouveau pratiquant vers le 1600 N.
Si vous prévoyez déjà de participer à des tournois, regardez leurs exigences : choisir directement un 1600 N peut vous éviter un second achat. Il peut aussi être demandé à l’entraînement, selon le club et la pratique. La consigne se vérifie donc avant la commande.
Un petit repère utile : les indications 350 N et 1600 N concernent la résistance à la perforation de la bavette textile, la partie située sous la grille. Elles ne résument pas à elles seules toutes les caractéristiques du masque. À titre de repère, la FFAMHE recommande de préférence un masque de niveau CEN2.
Ce qui compte dès maintenant : la conformité aux exigences de votre groupe, une taille adaptée et un maintien stable. Un masque mal ajusté ne devient pas un bon choix parce que son étiquette affiche un nombre plus élevé.
Quels gants choisir pour garder de bonnes sensations ?
Le choix des gants est toujours un compromis entre maniabilité et protection. On veut pouvoir sentir la poignée, changer de prise et bouger les doigts, tout en protégeant les mains pour le travail prévu. Ce compromis évolue avec votre pratique.
Des gants qui laissent de la liberté à la main pour les exercices compatibles avec leur protection. Exemple : Gants Kevlar V2. Voir les Gants Kevlar V2
Apprendre à sentir son arme
Des gants plutôt légers pour le jeu technique
Pour commencer le travail technique, nous privilégions volontiers des modèles qui préservent de bonnes sensations, comme les Gants Kevlar V2 ou certains gants de lacrosse, lorsque le club valide leur usage avec les armes et les exercices prévus.
Des gants relativement souples permettent de mieux découvrir la poignée, de corriger une prise trop crispée et de comprendre ce que l’on fait avec les mains. Pour les premiers échanges très contrôlés, c’est une piste à discuter avec l’enseignant, qui en fixe les conditions et les limites.
Un point à garder en tête : « premier sparring » ne signifie pas automatiquement « gants légers ». Pour les assauts à l’épée longue en acier, il faut des gants conçus pour cet usage, même si vous débutez. L’équipement se choisit pour l’exercice, pas seulement pour le nombre de mois de pratique.
Quand ajouter une paire de gants coqués ?
Quand les échanges deviennent plus engagés, une paire de gants coqués est un complément utile. Elle peut d’ailleurs être nécessaire dès les premières séances si votre groupe pratique d’emblée des assauts qui l’exigent. Vos gants plus légers garderont leur place pour les exercices auxquels ils conviennent.
Parmi les gants coqués, vous rencontrerez notamment deux grandes constructions :
Les mitaines, ou mitons, regroupent plusieurs doigts sous une protection commune. Cette coque permet de répartir le contact sur une surface plus large. C’est une solution très protectrice sur les modèles adaptés, avec un compromis sur l’indépendance des doigts.
Les modèles à cinq doigts cherchent à conserver davantage de liberté pour chaque doigt tout en assurant une protection élevée. Protéger chaque articulation sans bloquer le mouvement demande une conception plus complexe ; ces modèles sont donc souvent plus chers. Les meilleurs peuvent aller très loin dans l’association entre mobilité et protection, mais le résultat dépend du modèle et de votre main.
Notre conseil : essayez les deux avec votre simulateur. Une paire très appréciée par votre voisin ne sera pas forcément celle dans laquelle vous trouverez vos marques. Le prix et le nombre de doigts ne remplacent pas cet essai.
Faut-il acheter son simulateur tout de suite ?
Beaucoup de clubs disposent de simulateurs de prêt : profitez-en. C’est souvent la meilleure façon de commencer sans engager tout de suite le budget d’une épée. Demandez simplement ce qui est disponible pour votre groupe et pendant combien de temps.
Pour quelqu’un qui a rejoint un club et souhaite s’équiper durablement, nous ne conseillons généralement pas la mousse comme premier achat personnel. Elle garde un intérêt pour la découverte et certains exercices, mais vous risquez d’en rencontrer rapidement les limites si votre objectif est le travail technique pratiqué avec le groupe.
À l’épée longue, nous orientons plutôt vers deux pistes : un bon simulateur synthétique ou directement de l’acier, selon les habitudes du club. Pour la rapière, le sabre ou une autre arme, partez bien sûr des références utilisées dans votre discipline.
L’EXO Blades fait partie des modèles synthétiques que nous conseillons pour débuter à l’épée longue. Découvrir l’EXO Blades
La piste synthétique
L’EXO Blades, pour un premier simulateur personnel
Si votre club travaille avec des simulateurs synthétiques, l’EXO Blades est l’un des modèles vers lesquels nous orientons les débutants. Il permet de s’équiper avec un budget inférieur à celui d’une épée en acier, tout en disposant d’un outil pour suivre le travail du groupe lorsque cette référence y est acceptée.
Profitez d’un prêt ou d’un essai pour découvrir son équilibre et sa prise en main. Le plus important est que vous puissiez l’utiliser avec les partenaires et les exercices prévus.
À retenir : synthétique ne veut pas dire que l’on peut réduire les protections au hasard. Le modèle et la manière de l’utiliser comptent autant que sa matière.
La Meyer 1570 est notre choix de départ pour qui souhaite une épée longue d’entraînement en acier. Découvrir la Meyer 1570
La piste acier
Commencer directement avec la Meyer 1570
Dans nos échanges avec les pratiquants et les clubs, nous observons un intérêt croissant pour l’acier dès les débuts. L’investissement est plus important, mais le contact entre les lames donne des sensations que nous préférons pour apprendre le travail au fer. Lorsque le groupe travaille à l’acier, cela permet de prendre ses repères dès le départ avec le matériel de cette pratique.
Pour cette première épée longue en acier, notre recommandation est la Meyer 1570. Nous la retenons pour son rapport qualité-prix : c’est, à nos yeux, un excellent point de départ pour s’équiper sans viser tout de suite le haut de gamme.
Il s’agit d’une Feder, un type d’épée longue d’entraînement. Faites confirmer sa compatibilité avec les références de votre groupe et prévoyez les protections nécessaires aux exercices à l’acier.
Pour approfondir : notre guide du choix des simulateurs détaille les différences entre mousse, plastique, bois et acier.
Quel est le second palier d’équipement ?
Une fois votre masque, vos gants et éventuellement votre épée choisis, vous aurez déjà une idée plus concrète des séances. Les protections de bras, la veste et le couvre-masque constituent souvent le prochain ensemble d’achats personnels, si ces pièces étaient jusque-là prêtées ou n’étaient pas nécessaires aux exercices pratiqués.
L’expérience vous aide à repérer les zones les plus exposées dans votre manière de travailler et à choisir les compléments utiles. Faites ce point avec l’enseignant avant d’augmenter l’intensité : il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir reçu un coup pour décider qu’une protection vous manque.
Essayez la veste avec les protections que vous porterez dessous et aux bras. Exemple : AP Plus 350N, coupe femme. Voir la fiche de la veste
Compléter progressivement
Une tenue qui fonctionne comme un ensemble
Les protections d’avant-bras et les coudières renforcent des zones exposées. Une veste adaptée apporte la couverture et le rembourrage prévus par sa conception. Le couvre-masque complète le masque, notamment par du rembourrage et, selon le modèle, une protection de l’arrière de la tête.
Ces pièces doivent rester compatibles : manches et gants doivent se rejoindre correctement, les coques tenir en place et le couvre-masque laisser le masque bien ajusté. Le gorgerin, qui protège la gorge, a une fonction distincte ; il n’est pas remplacé par le seul rembourrage d’un couvre-masque.
À vérifier avec le club : les besoins pour le buste, la gorge, les genoux, les tibias et la protection génitale. Ces protections se prévoient avant les exercices qui les nécessitent, même si elles arrivent plus tôt que prévu dans votre liste d’achats.
Comment savoir ce qui vous convient vraiment ?
Le meilleur endroit pour vous faire un avis, c’est souvent l’entraînement. N’hésitez pas à demander aux autres pratiquants si vous pouvez essayer leur matériel quelques minutes et ce qu’ils en pensent après usage.
Demandez ce qu’ils aiment, mais aussi ce qui les gêne : une manchette encombrante, une poignée trop courte avec leurs gants, un masque qui tient particulièrement bien sur leur tête… Ces retours concrets sont plus utiles qu’un simple « cette marque est la meilleure ».
Chacun a ses préférences selon sa morphologie, son style et les armes qu’il pratique. Essayez plusieurs variantes avant un achat important. Vous découvrirez au passage une autre activité très pratiquée dans les clubs : discuter de matériel entre deux exercices.
Pendant l’essayage : prenez une garde, changez de prise et levez les bras, sans échange de coups. Le masque doit rester stable sans que le visage touche la grille ; les gants et la veste doivent permettre vos mouvements. Pour la taille, suivez toujours le guide du modèle choisi.
Faut-il viser le haut de gamme dès le début ?
Nous connaissons bien cette envie : on découvre une pratique, on s’y voit déjà pour des années et on voudrait immédiatement le meilleur équipement. C’est compréhensible. Notre conseil reste de vous laisser un peu de temps. Oui, c’est bien une boutique qui vous conseille de patienter.
Certains équipements représentent un investissement important. Quelques essais en club vous aideront à savoir si vous préférez une poignée plus longue, une certaine coupe de veste, des mitaines ou des gants à cinq doigts. Ce sont des choses difficiles à décider uniquement devant un écran.
À mesure que vous pratiquez, vos critères deviennent plus précis. Vous pouvez alors investir dans les pièces qui vous apportent un vrai bénéfice. C’est aussi le conseil que nous donnerions à un nouveau de notre propre groupe.
Prenez votre temps pour choisir, pas pour vous protéger. Vous pouvez reporter un achat si le prêt ou les exercices prévus le permettent. Les protections nécessaires à une séance doivent, elles, être disponibles au moment de la pratiquer.
Pack ou pièces séparées : que choisir ?
Un pack est pratique lorsqu’il correspond aux choix de votre club et que vous avez besoin des articles qu’il contient. Certaines de nos offres ont justement été composées avec des clubs partenaires. Leur intérêt est de vous aider à retrouver une sélection cohérente avec leurs consignes.
L’achat à la pièce convient tout aussi bien si vous commencez par votre masque et vos gants, si vous possédez déjà un élément ou si vous voulez des références particulières. Comparez le coût de ce qu’il vous manque réellement, avec les frais de livraison éventuels.
Avant la commande, faites confirmer les références, prenez vos mesures et vérifiez les disponibilités. Vous aurez alors un ensemble choisi pour vos besoins, avec des tailles et des pièces qui fonctionnent bien ensemble.
Les derniers détails avant de commander
- Le club a confirmé les modèles et les usages prévus.
- Vous savez ce que vous pouvez emprunter et pour combien de temps.
- Les tailles et l’association des différentes pièces ont été vérifiées.
- Les protections requises, le coût total et les délais sont prévus.
Entre pratiquants
On regarde votre premier équipement ensemble ?
Vous avez une liste du club, deux modèles qui vous tentent ou un doute sur une taille ? Envoyez-nous les références et vos questions. Nous vous aiderons à comprendre les différences et à préparer votre choix, en tenant compte des consignes de votre enseignant.
Pour votre première commande : les nouveaux clients bénéficient de 5 % de remise. Contactez-nous pour les modalités de l’offre.
L’histoire se pratique.
Conseils de pratique et sélection : Faits d’Armes. Photos : Faits d’Armes. Pour compléter ces repères, consultez les recommandations de sécurité de la FFAMHE et les notices des fabricants. Les indications sur les bavettes des masques sont notamment expliquées dans le guide Leon Paul.